La faune

46 espèces de libellules (dont l'agrion de mercure), plus de 200 papillons, plus de 280 espèces de vertébrés dont 17 poissons (dont l'apron du Rhône), 6 amphibiens, 10 reptiles, 17 mammifères (castor d'Europe), 200 oiseaux dont 70 nicheurs (aigrette garzette, milan noir, faucon hobereau, petit-gravelot, guêpier d'Europe, matin pêcheur) et100 migrateurs (cigogne blanche, cigogne noire, balbuzard pêcheur, bécasseaux) et hivernants (mouettes rieuses, cormorans ...)

Liste de référence des espèces patrimoniales de la réserve naturelle nationale des Ramières Liste de référence de la réserve naturelle nationale des Ramières (complète)

Les insectes des Ramières

Le castor

Le castor (Castor Fiber) est l’animal emblématique de la réserve. On compte une vingtaine de familles sur la réserve naturelle. Ce rongeur, le plus gros d’Europe, se distingue des autres par sa queue plate, recouverte d’écailles. Animal nocturne, dans la journée, il vit dans son réseau de terriers et terriers-huttes. Il se déplace principalement dans l'eau et s'éloigne rarement à plus de 30 mètres de son habitation. Il se nourrit principalement de plantes aquatiques, de saules blancs et de peupliers noirs qu'il abat sur la Réserve Naturelle des Ramières. Une fois les branches coupées le castor les apportent dans un réfectoire au bord de l'eau.

Un suivit régulier est assuré par l’équipe de la Gare des Ramières, avec des prises de vues, un suivi des individus, de la reproduction, etc.

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La loutre

Le retour de la Loutre se confirme dans les Ramières de la Drôme

La loutre d'Europe a amorcé son retour vers notre région à partir des populations de l'ouest du Massif Central (Creuse et Corrèze), grâce à sa protection légale en 1972. Elle a mis quinze ans pour traverser le département de l'Ardèche. La première loutre de retour dans la Drôme est apparue au bord de la Drôme en janvier et février 2005.

 

Pour la fête de la science, les 23 et 24 octobre 2010, la « Gare des Ramières » (maison de la réserve naturelle nationale du même nom) avait invité Jean-Jacques PEYRARD pour une conférence sur la loutre dans le cadre de la Fête de la science. Jean-Jacques est le correspondant drômois sur réseau loutre du CORA Faune-Sauvage . Cet évènement coïncidait avec une sortie de prospection loutre organisée par la LPO Drôme dans les Ramières le samedi matin. Une quinzaine de naturalistes bénévoles avaient répondu à cette invitation. Un groupe est parti sur Eurre et Chabrillan guidé par moi-même. Un autre groupe guidé par Jean-Jacques est allé prospecter sous le pont d'Allex et vers le confluent de la Grenette. Le dernier piloté par Jérôme ARMAND, garde-animateur de la réserve a cherché des indices vers le Lac des Freydières de Grâne et le seuil des Pues.

De retour à la Gare des Ramières vers midi, la moisson était très bonne. Une épreinte trouvée sur le seuil du pipeline amont à Eurre, plusieurs épreintes trouvées au seuil des Pues à Allex et autour du Lac des Freydières à Grâne. Dans le même temps, Thomas DEANA de la LPO a trouvé également une épreinte au seuil en amont du TGV à Crest. Cette avalanche d'indices positifs est très spectaculaire. Depuis février 2005, nous avions effectué de nombreuses recherches infructueuses. Cela me permettait d'affirmer que la loutre n'était pas présente régulièrement dans la réserve depuis 5 ans.

Durant les semaines qui suivent la fête de la science, les observations d'indices se multiplie et des nouvelles épreintes apparaissent chaque semaine. Ce suivi scientifique est assuré par le personnel de la réserve naturelle. Nous avons également décidé de participer au travail du CORA Faune-Sauvage en récoltant chaque mois des épreintes sur plusieurs sites de la réserve. L 'étude génétique des épreintes permettra la différenciation des individus et l'estimation de la population qui devrait maintenant s'installer durablement, nous l'espérons. Les techniques de biologie moléculaire permettent en effet d'utiliser des indices de présence comme les épreintes comme source d'ADN. L'identification des individus selon leur génotype permet de connaître précisément les mouvements individuels, les limites de territoires, l'estimation de la taille des populations, mais aussi le sexe et les relations de parenté entre individus et l'histoire récente ou plus ancienne de ces populations ... Une collecte bien faite donne des résultats exploitables à plus de 80%, alors que dans de mauvaises conditions, ils peuvent n'être que de 20% !

Si certaines espèces rares ont du faire l'objet de réintroductions dans notre département, d'autres espèces reviennent spontanément du fait d'action en faveur de la nature. C'est le cas notamment du castor, du vautour percnoptère, du loup et maintenant de la loutre.

La loutre est véritablement un animal remarquable et emblématique des rivières sauvages et en bon état de conservation. Elle nous fait beaucoup d'honneur en utilisant la porte d'entrée des Ramières pour revenir dans notre département.

Dans les Ramières, la loutre dépose généralement ses épreintes sur les enrochements situés au milieu de l'eau

Les épreintes de loutres contiennent des écailles et des arrêtes, et elles ont une odeur non désagréable de poisson.

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